Depuis quelques mois, les pays d'Afrique francophone sont entrés dans une initiative de mise en place de base de données multiples. On parle tantôt de recensement administratif à vocation état civil (RAVEC); on parle de recensement électoral national autonome (RENA); on parle de liste électorale permanente informatisée (LEPI); on parle aussi d'identifiant fiscal unique (IFU). Il s'agit globalement de mise en place de base de données personnelles.
La question est de savoir à quoi doit servir chacune de ces bases de données? Pourquoi n'a t'on pas pensé obtenir une seule base de données avec des modules spécifiques pour les usages qui ont justifié la mise en place de ces différentes bases. Il s'agit ni plus ni moins d'une série d'action de mauvaise gouvernance. Qu'il soit mis en place sur la base d'un don ou d'un prêt, c'est un mauvais financement qui se fait. Il est temps d'y mettre fin. L'on gagnerait à mettre en place une seule et unique base de données personnelles nationales disponible de façon modulaire pour toutes les entités qui veulent faire usage des données personnelles.
Ne perdons jamais de vue que la mise en place d'un projet informatique impose des investissements en amont et en aval. Une base de données se veut évolutive, sécurisé, modulaire et doit être régulièrement maintenue. Toutes ces exigences nécessitent des coûts pour être mises en oeuvre.
Les mêmes acteurs de développement qui donnent les idées de mise en place de base de données, proposent les acteurs de leur exécution et mettent en place les stratégies pour annoncer leur caducité. Les cadres africains doivent désormais prendre leur responsabilité dans la mise en place des projets de développement dans nos pays.
D'aucun dirait qu'il faut procéder à l'interopérabilité des différentes bases de données nationales ou à interfacer leur accès. Cette technique ne garantit pas la qualité de l'unicité d'authentification et peut même se présenter à certains égards comme une source potentielle de vulnérabilité des données. Il faut désormais travailler à l'efficacité des investissements publics. Faisons en sorte que les derniers projets de mise en place de base de données qui sont actuellement en cours dans nos pays, prennent en compte l'idée d'une base de données globales intégrées modulaires. Il y a tout une méthodologie scientifique de conduite de ces activités. Dans ce sens, l'équipe du centre d'études pour la synergie inter réseau ( www.cesir.net ) se rend disponible pour accompagner les administrations publiques et privées de l'UEMOA dans la conduite des initiatives de développement auto-centré sur l'usage des TIC dans l'amélioration du bien-être et des conditions de travail et de vie.
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